Cheb Mami condamné à cinq ans de prison pour tentative d’avortement forcé
- Samedi, juillet 4, 2009, 8:47
- musicales
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Le chanteur franco-algérien Cheb Mami a été condamné à cinq ans de prison, vendredi, par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), pour tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne.
En août 2005, Camille –le prénom a été changé à la demande de la victime– affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu’elle eut annoncé sa grossesse au chanteur qui n’en voulait pas. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd’hui âgée de trois ans.
“J’ai été insultée +sale chienne, salope, t’as fauté+. Ils m’ont balancée sur le matelas et m’ont arraché le pantalon. Il y avait deux femmes à califourchon. On m’a fait trois piqûres, une (femme) appuyait sur mon ventre et l’autre me mettait la main dans le vagin et grattait”, raconte Camille à la barre.
Cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant en sanglots “sa faute grave”, mais a affirmé avoir été “piégé”.
“J’étais dépassé”, a-t-il dit. “C’est contraire à mes principes, à ma religion. Je n’arrive pas à l’expliquer. J’ai fait une faute, c’est grave, le cauchemar. Je n’étais pas dans la villa mais je savais ce qui se passait”.
Il a ensuite renvoyé la faute sur son ex-impresario: “C’était l’idée de Michel” Lecorre. “J’ai accepté dans la panique (…) Mais je n’ai rien fait pour l’arrêter”, a-t-il admis.
“C’était la honte pour moi d’avoir un fils ou une fille illégitime, un enfant ça se fait à deux. Je ne voulais pas de cet enfant”, a expliqué le chanteur.
Dans la matinée le tribunal avait procédé à l’examen de la personnalité de celui qui fut le premier et seul chanteur de raï à remplir le Palais Omnisports de Paris-Bercy. D’après le rapport d’expertise, Cheb Mami “ne présente aucun trouble de personnalité”.
MAP